Jour 0 : Est-ce qu’on peut vivre du trading en passant moins de deux heures par jour devant ses écrans ?
Je ne vais pas me contenter de l’affirmer dans une vidéo de plus. J’ai décidé de le prouver en public, semaine après semaine, avec mes vrais comptes, mes vrais chiffres et mes vraies mauvaises journées.
Je m’appelle Ilan Bialylew. J’ai passé 15 ans dans une institution financière avant de devenir trader indépendant. Je comptabilise aujourd’hui environ 140 000 dollars de payouts sur mes comptes financés, et je forme des traders au sein du centre de formation Objectif Trading. Je suis également conseiller en investissement financier, une activité qui n’a rien à voir avec le trading mais qui fait partie de mon parcours.
Voilà le cadre. Maintenant, le défi.
Pourquoi je me lance ce défi en public
Sur les réseaux sociaux, on voit des captures de payouts à longueur de journée. Ce qu’on ne voit jamais, c’est l’arrière-boutique. Comment ces gains ont été obtenus. Combien de comptes ont été brûlés à côté. Combien d’heures il a fallu passer devant les écrans.
Je veux montrer l’inverse : tout. Les semaines vertes et les semaines rouges. Les trades propres et les séances où il ne se passe rien.
Il y a aussi une seconde question que je veux trancher, et c’est celle du temps. Ma conviction est simple : plus vous restez collé à vos écrans, plus vous finissez par voir des signaux qui n’existent pas. Vous prenez des trades pour occuper le temps, pas parce que le marché vous les offre. C’est comme ça qu’on glisse vers l’over-trading, puis vers le craquage.
La sélectivité produit le résultat. Le temps passé devant l’écran, lui, produit surtout des erreurs. Ce défi va servir à mettre le doigt dessus, chiffres à l’appui.
Deux visions du métier de trader sur prop firm
Avant d’entrer dans les règles, il faut que je pose quelque chose, parce que beaucoup de débutants ne savent pas qu’il existe deux manières radicalement différentes d’utiliser les comptes financés.
La première vision, c’est le volume. Vous ouvrez beaucoup de comptes, vous ne craignez pas d’en perdre, vous allez chercher la perte maximale autorisée sur chacun pour les faire monter vite. Une minorité de comptes gagnants finance l’échec de tous les autres. Je ne critique pas ce modèle, il fonctionne pour certains. Mais il repose sur un renouvellement permanent des comptes, donc sur une dépense permanente.
La seconde vision, c’est la mienne. On garde ses comptes. On calibre son risque pour ne jamais les perdre. On les fait vivre longtemps.
Les prop firms sont une opportunité, pas une permission. Elles ne doivent jamais autoriser des comportements que personne ne se permettrait dans une salle de marché institutionnelle : sur-risque, over-trading, absence de cadre, décision prise sous le coup de l’émotion. Si vous débutez sur le sujet, je vous conseille de lire d’abord comment débuter intelligemment avec les prop firms avant de vous lancer dans un challenge.
Les règles du défi
Nous sommes le 25 septembre 2026. Le défi court jusqu’au 31 décembre.
Je démarre avec 11 comptes, et je dois terminer avec 11 comptes. C’est la règle qui gouverne toutes les autres.
- Interdiction de perdre un compte.
- Zéro rachat. Si je brûle un compte, je ne le remplace pas.
- Trading de 8h à 10h, tous les jours.
- Deux heures maximum devant les écrans. Pas une de plus.
- Un seul actif : le S&P 500 Futures, en micro contrat (MES).
- Publication du bilan chaque dimanche, que la semaine soit verte ou rouge.
Les 11 comptes représentent 1,4 million de dollars de capital alloué. Soyons honnêtes sur ce chiffre : ce n’est pas 1,4 million de dollars que j’ai sur un compte en banque. C’est une capacité à trader de la taille, selon les conditions des prop firms. Je le précise parce que c’est exactement le genre de chiffre qu’on vous balance sans explication pour impressionner.
Comment je pilote 11 comptes en passant un seul ordre
C’est la partie technique, et elle est plus simple qu’elle n’en a l’air.
Je trade uniquement deux comptes de 25 000 dollars, que j’appelle mes comptes maîtres. Chacun est relié à un groupe de comptes de 150 000 dollars via un outil de copie d’ordres, Trade Syncer. Le premier compte maître alimente mes comptes Lucid, le second alimente mes comptes Tradify.
Quand je passe un ordre sur un compte maître, l’ordre est répliqué automatiquement sur les comptes secondaires avec un coefficient multiplicateur de 10. Je gagne 100 dollars sur le compte à 25 K, cela correspond à 1 000 dollars sur chaque compte à 150 K.
Concrètement, ma séance ressemble à ça : j’ouvre ma plateforme, je passe un ordre sur le compte maître numéro 1, puis le même sur le compte maître numéro 2. C’est tout. Les neuf autres comptes suivent.
La ligne rouge : ma gestion du risque
C’est le cœur du défi, et c’est la seule chose qui déterminera si je tiens jusqu’au 31 décembre.
Le drawdown, en clair. Chaque matin, on prend le solde de la veille et on lui retranche un montant fixe. C’est le seuil sous lequel je n’ai pas le droit de descendre, sinon le compte est perdu. On appelle ça un trailing drawdown end of day, parce qu’il suit le compte à la hausse mais jamais à la baisse.
Sur le compte à 25 K, ce seuil est de 1 000 dollars. Il se fige quand le solde atteint environ 1 100 dollars de gains. Sur le compte à 150 K, il est de 5 000 dollars, et il se fige à 155 100 dollars.
J’ai donc deux zones. Une zone de danger, tant que le drawdown suit mes gains, et une zone de sécurité, une fois qu’il est figé. Tout l’enjeu du début est de traverser la première le plus proprement possible.
Comment je calibre ma perte maximale. Je raisonne à partir du compte le plus exposé, celui de 150 000 dollars. J’ai 5 000 dollars de marge avant de le perdre.
Mon historique des trois dernières années me dit que ma pire série est de quatre journées perdantes d’affilée à perte maximale. Jamais cinq. Je découpe donc mes 5 000 dollars en cinq cartouches de 1 000 dollars : quatre pour encaisser la pire tempête que j’ai connue, et une cinquième pour remonter le compte derrière.
Ma perte maximale journalière est donc de 1 000 dollars sur les comptes à 150 K, ce qui correspond mécaniquement à 100 dollars sur mes comptes maîtres à 25 K.
Posé comme ça, le compte à 25 K ne saute pas : il me faudrait dix journées perdantes consécutives. C’est le compte à 150 K qui porte le vrai risque. Cinq mauvaises journées de suite et le défi s’arrête. Ce scénario ne m’est jamais arrivé en trois ans, ce qui ne veut pas dire qu’il est impossible.
Si cette logique de découpage vous parle mais que vous ne savez pas la transposer à votre propre taille de compte, c’est exactement le type de calcul qu’on pose ensemble, apprenant par apprenant, dans la formation Devenir trader indépendant.
L’objectif chiffré
Neuf de mes onze comptes sont des comptes à 150 000 dollars. Mon objectif est de faire monter chacun d’eux de 9 000 dollars, ce qui me permettrait de demander un payout de 3 000 dollars par compte.
3 000 dollars multipliés par 9 comptes, cela fait 27 000 dollars de payout brut d’ici au 31 décembre.
Brut, parce qu’il faudra rendre 10 % à la prop firm, et parce que la fiscalité s’applique derrière. Je préfère le dire tout de suite, c’est le genre de détail que personne ne mentionne quand il poste une capture d’écran.
Je précise aussi que c’est un objectif, pas une certitude. Je peux échouer. C’est d’ailleurs tout l’intérêt de le faire en public.
Ce que vous verrez chaque dimanche
Trois choses, toutes les semaines :
Le tableau de bord. Les 11 comptes, leur solde, la marge utilisée, la marge restante avant la ligne rouge, et le chronomètre. Je vous montrerai les numéros de compte et l’historique directement sur la plateforme, pour que vous puissiez vérifier que les chiffres du tableau sont réels.
Le chronomètre compte autant que le solde. Gagner de l’argent en y passant douze heures par jour, ce n’est pas tenable quand on a un travail, une famille, une vie. C’est précisément le point que je veux démontrer.
Le trade de la semaine. Une analyse détaillée d’un trade intéressant, mon raisonnement, mes zones, ce que j’ai vu et ce que j’aurais pu mieux faire.
La leçon de la semaine. Parce que ce métier est au moins autant mental que technique, et que la psychologie du trading décide de la plupart des comptes perdus.
Ma position, en une phrase
Ce n’est pas la course au chiffre qui me guide, c’est la qualité de l’exécution et la régularité dans le temps. Dans ce métier, celui qui gagne n’est pas celui qui monte le plus vite, c’est celui qui sera encore là dans un an.
C’est exactement cette posture que nous transmettons tout au long de la formation : un trading structuré, discipliné, compatible avec une vraie vie, pratiqué environ deux heures par jour. Libre ensuite à chacun d’aller vers une pratique plus intensive, mais ce n’est absolument pas nécessaire selon nous pour construire une activité autonome, et c’est souvent la porte d’entrée vers l’over-trading.
Je publie le premier bilan dimanche prochain. Abonnez-vous à la chaîne pour suivre l’évolution, et dites-moi en commentaire si vous pensez que je vais tenir jusqu’au bout.
Et si vous vous reconnaissez dans ce que je décris, si vous tournez en rond sur vos challenges ou si vous perdez vos comptes financés sans comprendre pourquoi, le plus utile est d’en parler directement. Réservez un appel avec Jérémy, cofondateur d’Objectif Trading, pour faire un point honnête sur votre situation et savoir par où commencer.
Le trading comporte un risque de perte en capital. Cet article n’est pas un conseil en investissement.