Semaine du 5 au 9 octobre. Résultat : plus 7 600 dollars.

Les pertes de la semaine précédente sont récupérées. Je repasse positif sur l’ensemble du défi, et surtout je l’ai fait en y passant 7 heures au total.

Si vous découvrez ce suivi, j’ai lancé un défi public jusqu’au 31 décembre : aller chercher 27 000 dollars de payout sur 11 comptes de prop firm, en moins de deux heures de trading par jour, sans jamais perdre un compte. Bilan publié chaque dimanche, bon ou mauvais. La semaine 1 s’était soldée par moins 6 300 dollars.

Voici la semaine 2.

Les chiffres

Sur la semaine : plus 7 600 dollars.

Sur le mois d’octobre au 9 : plus 1 112 dollars. L’écart entre les deux vous dit tout de ce que la séance du 1er octobre, à moins 9 300 dollars, va peser pendant encore trois semaines. Une seule journée peut suivre un mois entier.

Mes deux indicateurs de pilotage :

Taux de trades gagnants : 58 %. Taux de journées gagnantes : 71 %.

La différence compte, et beaucoup de débutants la confondent. Si je fais trois trades dans une séance, deux perdants et un gagnant qui rattrape les deux, mon taux de trades gagnants est de 33 % alors que ma journée est validée à 100 %.

Celui que je pilote, c’est le second. Je le maintiens entre 60 et 70 %. Ma mission n’est pas de gagner le plus souvent possible, elle est de maîtriser mes pertes, parce que je sais que mes journées gagnantes font le reste.

Côté chronomètre : 7 heures sur la semaine. Ma règle est de ne jamais dépasser 10 heures, soit l’équivalent de deux heures par jour. Lundi a été ma plus grosse séance avec 2 heures 30. Mardi, 30 minutes.

La séance de mardi : 15 minutes, et c’était fini

Je la détaille parce qu’elle illustre exactement ce que je veux démontrer.

Entrée juste avant 8 heures. Le mouvement se fait dans les 15 à 20 minutes. Je sors sur une grosse bougie verte, et je ferme la plateforme.

Pourquoi sortir là ? Parce qu’après un mouvement violent, le risque, c’est la bougie opposée qui vient tout avaler et renvoyer le marché dans l’autre sens. Je préfère encaisser ce qui est sur la table.

J’étais à plus 30 dollars sur mon compte maître, soit environ 3 000 dollars sur l’ensemble des comptes. Mon objectif initial était à 45. Je me suis arrêté à 30.

Les 15 dollars manquants ne m’intéressent pas. Je prends ce qu’il y a à prendre et je ne paie pas le risque d’un retournement pour aller les chercher. Séance terminée à 8h20, et j’ai ma journée devant moi.

La séance de mercredi : ce que 10 dollars de stop m’ont coûté

Celle-là est moins flatteuse, et c’est pour ça qu’elle est utile.

Mercredi 7 octobre, moins 3 700 dollars. J’étais en live avec mes apprenants ce jour-là, ils ont tout vu.

J’avais identifié un point pivot, et je l’avais bien identifié. Le marché est descendu chercher ce niveau, m’a sorti au plus bas, puis est reparti exactement comme prévu. Je me suis fait sortir à 0,25 point près.

Je suis revenu dans le mouvement derrière, mais avec un contrat au lieu de deux. J’ai donc récupéré la moitié de ce que j’aurais dû faire. De moins 5 000, je suis remonté à moins 3 700.

Ce qui m’a coûté cher, ce n’est pas l’analyse, elle était juste. C’est un stop placé dix dollars trop serré sur mon compte maître. Dix dollars de plus, soit environ 1 000 dollars sur l’ensemble du dispositif, et je terminais la séance à plus 1 500 au lieu de moins 3 700. Cinq mille dollars d’écart.

Avec du recul, c’est facile à dire. Je ne vous raconte pas ça pour me flageller. Je vous le raconte parce que le trading se joue très souvent à ça : des décisions minuscules qui font des écarts énormes. Quand une zone est vraiment identifiée, payer dix dollars de marge supplémentaire pour laisser respirer le trade est parfois le meilleur calcul de la séance.

C’est le genre de détail que vous ne verrez jamais en relisant vos résultats seuls. C’est en revanche exactement ce qui ressort quand on reprend les séances une par une dans un journal de trading, ou quand on les débriefe avec quelqu’un.

Le trade de la semaine : jeudi 8 octobre

Celui qui a fait la semaine. Plus 4 600 dollars sur la journée.

Chaque matin, j’envoie un plan de trading qui couvre toute la matinée. Ce sont les consignes que je me donne pour encadrer ma séance.

Ce jeudi-là, j’étais vendeur, avec un objectif autour de 7 815. Le contexte : Wall Street avait reculé, et le pétrole s’était tendu. J’ai donc noté dans mon plan que l’indicateur du jour à surveiller était le pétrole. La semaine précédente, c’était le 10 ans américain. Ça change selon ce qui pilote le marché.

En regardant les unités de temps longues sur le pétrole, il y avait encore de la place pour qu’il continue de monter. Ce qui renforçait mon scénario baissier sur l’indice.

Mon plan était simple : attendre que le marché remonte pour reprendre la baisse depuis un meilleur prix. Je n’allais pas vendre n’importe où, j’avais largement de quoi patienter.

Le retournement que j’ai pris n’était ni sur une moyenne mobile 20, ni sur un niveau. Je prends ce type d’entrée très rarement. Je l’ai prise ce jour-là parce que j’avais une conviction forte sur la baisse à venir, et surtout parce que le rapport risque était absurde en ma faveur : environ 20 dollars de risque sur mon compte maître pour aller chercher 117.

Vingt dollars pour en gagner 117, je ne cherche même pas à comprendre. J’appuie. Et si le stop est touché, je reprends une position plus haut.

J’ai clôturé un peu avant 9 heures, à l’ouverture des bourses européennes, parce que ça peut tanguer à ce moment-là. Je n’ai pas optimisé la position au maximum. Je m’en passe volontiers.

Je ne détaillerai pas ma méthodologie complète ici, elle est réservée aux apprenants du centre de formation. Le principe général, en revanche, je peux vous le donner : comprendre un marché dans son ensemble, trouver la tendance globale, et aller dans son sens plutôt que contre.

Où j’en suis sur la jauge

Mes comptes sont autour de 150 368 dollars. La zone de sécurité est à environ 155 000.

Je suis donc encore en zone de danger. Tant que j’y suis, un enchaînement de mauvaises séances, une mauvaise passe mentale ou des marchés plus durs peuvent me coûter mes comptes. C’est le risque, je l’assume, et je ne vais pas prétendre le contraire.

Une fois la zone de sécurité franchie, le drawdown se fige. À ce moment-là, et surtout après un premier payout, je devrais conserver ces comptes durablement.

Et c’est tout l’exercice : ce sont toujours les mêmes 11 comptes. Vous verrez beaucoup de traders afficher des résultats obtenus sur des comptes renouvelés en permanence, avec ceux qui sautent qu’on ne montre pas. Impossible de comparer quoi que ce soit dans ces conditions. Les comptes que je vous montre, vous les verrez encore dans un an et demi.

La leçon de la semaine

Cette semaine, j’y suis allé tranquille. Peu de risque, une heure et demie par jour en moyenne, aucune séance où je pouvais perdre gros.

Le trading zen, discipliné, c’est quand même pas mal. Vous avez du temps pour faire autre chose. Vous n’êtes pas assis devant un écran à trembler en vous demandant si ça va marcher, s’il faut monter le challenge plus vite, si vous avez pris trop de risque. Ce stress permanent est ce qu’il y a de pire dans ce métier, et c’est lui qui fait sauter les comptes, pas la stratégie.

Je dois être honnête sur un point : ce trading-là demande plus de temps d’apprentissage. Il exige un vrai état d’esprit et une vraie compréhension du marché. Ça ne se construit pas en trois semaines.

Mais tout le monde peut y arriver. J’ai formé des débutants qui n’avaient jamais touché une plateforme et qui faisaient des payouts au bout de six mois à un an. S’ils y sont arrivés, vous le pouvez aussi. Simplement, le temps d’apprentissage est incompressible.

Prochain bilan dimanche. Donnez-moi votre pronostic en commentaire pour la semaine 3, maintenant que vous commencez à connaître ma gestion du risque.

Et si vous vous reconnaissez dans la séance de mercredi, si vous avez des analyses justes mais une exécution qui vous coûte la moitié de vos gains, c’est exactement le genre de chose qui se corrige vite quand on la regarde à deux. Réservez un appel avec Jérémy, cofondateur d’Objectif Trading, pour faire un point sur votre situation.

Le trading comporte un risque de perte en capital. Cet article n’est pas un conseil en investissement.