J’aurais pu te vendre un titre “waouh”. Le genre : il a tout changé grâce au trading.
Mais la vérité est beaucoup plus intéressante : Philippe vient de terminer son parcours au centre de formation, et maintenant il doit transformer l’essai.Parce que c’est là que beaucoup de gens se trompent.
Le plus dur, ce n’est pas de démarrer.
Le plus dur, c’est de devenir autonome… et de le rester, semaine après semaine, même quand tu es fatigué, même quand tu es “à deux jours du retrait”, même quand ton cerveau te pousse à faire n’importe quoi.Dans cet échange, on fait un bilan sans cinéma : ce qui a progressé, ce qui a coincé, et surtout ce qu’on met en place pour que 2026 soit une année plus constante, prudente et disciplinée.
Où en est Philippe aujourd’hui : autonome, routine courte, et des vrais bilans
Philippe a démarré en août 2023. On parle donc d’un parcours de deux ans.
Et aujourd’hui, il est 100% autonome : il se connecte très rarement, il trade seul, avec sa routine.
Son rythme : scalping l’après-midi, format “court et cadré”
Il trade l’après-midi en scalping, sur une plage assez serrée : environ 15h15 à 17h maximum.
Ce format est intéressant parce qu’il oblige à une chose : la sélection.
Quand tu as une fenêtre courte, tu ne peux pas passer ta séance à “chercher un trade”. Tu dois attendre ton setup. Point.
Bilan 2025 : des retraits… et un point faible à corriger
Sur 2025, Philippe cumule 9 150$ de retraits.
Sauf que… il a aussi “jeté” pas mal de comptes : environ 2 000 à 2 500$ de coûts.
Donc son bilan, c’est : année positive, oui.
Mais avec une marge énorme d’amélioration : le vrai défaut à gommer, c’est la casse de comptes, souvent déclenchée par une séquence émotionnelle très précise.
Et c’est là que ça devient utile pour toi, parce que cette séquence, je la vois chez énormément de traders.
Le moment clé : quand tu es “proche du retrait” et que tout peut dérailler
Je lui demande de raconter la semaine qui vient de se passer (c’était tout frais).
Philippe est sur un compte 50 000. Il est à une semaine très positive, +1300.
Et il est proche d’un retrait : il lui manque environ 2 journées à faire, autour de 150$ par jour.
Sur le papier, c’est simple.
Dans la tête… c’est là que ça devient dangereux.
L’erreur technique qui déclenche la tempête
Il a un signal, mais il n’est pas validé. Et il clique trop vite.
Résultat : une bougie rouge, une mèche, ça part vite… et il prend sa perte prévue : -300$.
Et là, attention : le problème n’est pas la perte.
Le problème, c’est ce que ton cerveau raconte juste après :
“J’ai perdu sur une erreur bête… donc ce n’est pas ‘normal’… donc je dois réparer.”
C’est exactement ce qu’il décrit : il n’a pas accepté la perte parce que c’était “une erreur technique”.
Je te le dis clairement : ce type d’erreur est l’un des déclencheurs les plus violents.
Parce qu’elle te donne l’impression que tu t’es fait voler. Alors qu’en réalité, c’est juste… le jeu.
La bascule mentale : ne pas accepter → vouloir se refaire
Après -300$, il envoie encore, plus fort. Deux trades. Plus de taille. Même direction.
Et là, il se comporte “comme un amateur”, c’est lui qui le dit.
Pourquoi ? Parce qu’à cet instant, il n’est plus en trading.
Il est en règlement de compte.
Et ce qui rend ça encore plus dur : il était seul chez lui, pas de soupape, pas de recul. Il finit la journée au fond du trou.
Je préfère que tu retiennes un truc : ce scénario arrive souvent au moment où tu es le plus proche d’un objectif (un retrait, une validation, une belle série).
Parce que la pression est déguisée en motivation.
Passer d’un bon niveau à un niveau constant
Je lui dis un truc que je répète souvent : quand tu débutes, il faut du temps.
En général, deux ans pour commencer à vraiment sentir le marché, réduire la prise de décision émotionnelle, et surtout tenir une logique.
Philippe est proche de ce stade. Il a déjà de très bons réflexes.
Mais il reste un point : les rechutes.
“Gommer” les craquages : un plan simple (et très concret)
Voilà ce que je veux que tu comprennes : on ne corrige pas une rechute avec “plus de motivation”.
On la corrige avec un process.
Quelques repères très simples à appliquer si tu te reconnais dans ce scénario :
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Stop automatique après une erreur technique. Pas “peut-être”. Automatique.
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Une perte = fin de séance quand tu es proche d’un objectif (validation/retrait).
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Réduire la taille quand tu sens le stress monter avant même d’entrer.
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Check mental en 10 secondes : “Est-ce que je veux trader… ou réparer quelque chose ?”
C’est ce genre de règles qui te fait passer d’un trading “bon” à un trading structuré.
Et si tu sens que tu es dans cette phase où tu veux vraiment solidifier tes routines (sans te raconter d’histoires), tu peux aussi réserver un appel avec un coach Objectif Trading pour faire un point sur ta situation : parfois, un regard extérieur suffit à repérer le maillon faible.
La pression financière : pourquoi je déconseille d’arrêter son travail trop tôt
On parle aussi d’un sujet sensible : “arrêter de travailler”.
Je le mets en garde, parce que je l’ai vu trop souvent : si tu coupes ton salaire trop tôt, tu ajoutes une pression que tu ne contrôles pas.
Tu peux être plus reposé, oui… mais tu peux aussi devenir beaucoup plus fébrile.
Philippe est lucide : objectif 2026 = garder les comptes, réduire la casse, améliorer la constance.
L’arrêt du travail, c’est un objectif long terme, pas une décision impulsive.
Monter d’un cran : diversifier avec une deuxième prop firm (sans se disperser)
À un moment, quand un trader a acquis les bases (sélection, gestion du risque, régularité relative), il y a un autre levier : la diversification.
Je freine souvent des apprenants : “reste sur une seule prop firm, fais tes preuves”.
Mais Philippe, lui, a déjà le niveau pour tester autre chose, doucement.
Pourquoi le multi-prop peut aider certains profils
L’idée n’est pas de “faire plus”.
L’idée est de ne pas dépendre d’un seul cadre, et de créer une logique de cycles.
Je lui propose donc de garder Topstep… et d’ajouter une deuxième prop firm en parallèle, avec une approche prudente.
Exemple comparatif : Topstep vs FundedNext (logique, pas promesse)
On évoque FundedNext, parce que le modèle ressemble sur certains points (drawdown non suiveur sur certaines offres, logique simple de validation), et parce que le coût d’entrée peut être faible selon les promos.
Le point à retenir n’est pas “va chez X”.
Le point à retenir, c’est : si ton niveau le permet, tester une deuxième structure peut t’aider à stabiliser tes cycles, à condition de rester discipliné et de ne pas surcharger tes décisions.
Deuxième pilier : construire une stratégie bourse long terme (et arrêter d’avoir peur)
On bascule ensuite sur un sujet que j’adore : la bourse long terme.
Philippe venait plutôt du classique français : Livret A, LDD, épargne “sécurisée”.
Et comme beaucoup, il avait une barrière mentale : la bourse fait peur.
Je partage une idée simple : si tu investis intelligemment, tu n’es pas au casino.
Tu investis dans des entreprises, dans une économie.
Les 3 piliers : diversification, horizon, timing
Je résume comme ça :
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Diversification : éviter “une seule valeur et on prie”.
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Horizon long : viser 10 ans et plus, sinon tu t’exposes aux cycles.
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Timing progressif : entrer petit à petit (logique DCA), surtout quand tout est “haut”.
DCA sur ETF S&P 500 : pourquoi ça parle aux gens
On prend un exemple simple : 100€ par mois pendant 20 ans, avec une hypothèse moyenne de 8% par an.
Tu verses environ 24 000€ sur 20 ans.
Et tu arrives autour de 59 000€ (ordre de grandeur), grâce aux intérêts composés.
Avec 300€ par mois, tu passes autour de 176 000€ (ordre de grandeur).
Ce n’est pas magique. C’est juste le temps + la régularité.
Évidemment : rien n’est garanti, les marchés sont cycliques, et tu peux vivre des années à 0, à +5, ou négatives. Mais sur le long terme, la logique des entreprises et de l’économie est puissante.
Investir pour ses enfants : argent + éducation financière
On aborde un point que je trouve sous-estimé : ouvrir un cadre d’investissement pour ses enfants.
Beaucoup mettent 50 ou 100€ par mois sur un livret.
Mais il y a un autre angle : l’éducation financière.
À 18 ans, si ton enfant comprend “voilà comment une discipline simple a construit ça”, tu lui offres plus qu’un capital : tu lui offres une manière de penser.
Conclusion : transformer l’essai, c’est surtout devenir discipliné quand ça compte
Ce podcast avec Philippe, je l’aime pour une raison : il est vrai.
Oui, il y a des retraits.
Oui, il y a des progrès.
Mais surtout, il y a ce moment que tout le monde vit un jour : la rechute, juste avant l’objectif.
Et c’est là que tout se joue : pas sur ton meilleur jour, mais sur ta capacité à rester prudent quand ton ego veut “réparer”.
Si tu veux aller plus loin, structurer ton process, et éviter les pièges classiques (pression, revenge, erreurs techniques qui dégénèrent), reserve un appel avec un coach Objectif Trading pour faire un point sur ta situation.